Module 1 sur 9 · Niveau 1 Les bases

Accès libre

Prendre en main un agent : Claude Cowork

Produire un premier livrable utile sans qu'aucune donnée client ne sorte du cadre que vous avez fixé.

Durée
1 h
Leçons
4
Prérequis
Aucun
Format
Écrit, en autonomie
Votre progression dans ce module

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Ce que vous saurez faire à la fin

  • Distinguer une conversation d'une session de travail, et savoir quand chacune est adaptée
  • Régler le périmètre de fichiers et le mode d'autorisation avant toute session
  • Écrire une consigne qui produit un résultat vérifiable plutôt qu'un texte plausible
  • Contrôler un livrable d'agent par échantillon avant de s'en servir

Objectif du module Comprendre ce qu'un agent fait de plus qu'un assistant, régler les deux garde-fous qui comptent, et produire un premier livrable contrôlable le jour même, sans hébergement, sans DSI et sans écrire une ligne de code.

1

Agent ou assistant : la différence qui change tout

Concept · 10 min

Ce que Cowork fait de plus qu'une conversation, et pourquoi cela impose un cadre.

Une conversation classique avec un assistant IA est un échange : vous posez une question, vous obtenez une réponse, vous recopiez ce qui vous intéresse. Cowork est autre chose. C'est une session de travail : vous décrivez un objectif, l'agent établit un plan, l'exécute étape par étape sur les fichiers et les outils que vous avez autorisés, et vous le pilotez en cours de route. La différence pratique tient en une phrase : il produit des fichiers, il ne se contente pas de vous répondre.

C'est ce qui rend l'outil intéressant pour une entreprise, et c'est aussi ce qui impose d'en poser le cadre avant le premier usage. Un assistant qui rédige un courrier ne présente aucun risque particulier. Un agent qui ouvre un dossier, lit des pièces et écrit des fichiers relève d'une autre catégorie, et se traite comme tel.

Ce que fait un assistant

Il répond, reformule, rédige, explique. Le résultat arrive dans la conversation et c'est vous qui le transportez ailleurs. Rien ne bouge sur votre poste sans que vous le fassiez.

Ce que fait un agent en plus

Il lit un lot de fichiers, enchaîne des étapes, crée et modifie des documents, et rend compte à la fin. Le résultat est un fichier posé quelque part, pas un texte à recopier.

À vérifier avant de commencer

Prérequis

Cowork demande une offre payante (Pro, Max, Team ou Enterprise). Il existe sur l'application de bureau (macOS, Windows, Linux, ChromeOS), sur le web et sur mobile, mais pour travailler sur des fichiers locaux l'application de bureau reste la plus complète : le web et le mobile ont des capacités locales limitées. Une session consomme sensiblement plus de quota qu'une conversation : c'est un paramètre à intégrer avant d'équiper toute une équipe.

2

Les deux garde-fous : le périmètre et le mode

Concept · 15 min

La liste des dossiers autorisés et le mode d'autorisation : les seuls réglages qui changent vraiment quelque chose.

Deux garde-fous encadrent une session. Le premier est la liste des dossiers auxquels vous donnez accès : l'agent ne peut pas atteindre ce que vous ne lui avez pas désigné, ce qui fait de cette liste votre véritable périmètre de sécurité. Le second est le mode d'autorisation, qui détermine à quel moment il vous demande votre accord. C'est ce réglage que les collaborateurs modifient sans y penser, et c'est celui que l'entreprise doit cadrer par écrit.

Mode Comportement Usage en entreprise
Manuel Recommandé L'agent s'arrête et demande votre accord avant chaque action. Le mode par défaut dans l'entreprise. Obligatoire pour toute première session et pour tout dossier contenant des données réelles.
Auto Sous conditions L'agent enchaîne les actions avec ses contrôles de sécurité intégrés, et consomme davantage de quota. Acceptable sur un dossier de test, une fois que vous avez vu la tâche se dérouler correctement au moins une fois en mode manuel.
Sans contrôle Déconseillé L'agent agit sans demander ni vérifier. À proscrire sur un poste qui a accès à des dossiers clients. Aucun usage en entreprise ne le justifie.

La suppression définitive d'un fichier requiert dans tous les cas votre accord explicite. Cela ne dispense pas de travailler sur une copie.

À retenir

  • Le périmètre, ce sont les dossiers que vous désignez : rien d'autre n'est accessible.
  • Un dossier de travail dédié vaut mieux qu'un accès à l'arborescence de l'entreprise.
  • Mode manuel pour toute première session et pour tout dossier réel.
  • Le mode se vérifie avant de lancer, pas après avoir vu le résultat.
3

Atelier : un récapitulatif à partir d'un lot de pièces

Atelier · 20 min

Obtenir un tableau exploitable depuis un lot de factures fournisseurs en PDF, et savoir vérifier qu'il est juste.

Objectif : obtenir un tableau récapitulatif à partir d'un lot de factures fournisseurs en PDF, et surtout savoir vérifier qu'il est juste. Comptez vingt minutes. Faites-le une première fois sur des pièces fictives, même si vous êtes pressé : c'est l'étape que tout le monde saute et c'est celle qui évite les mauvaises surprises.

  1. 1

    Préparer un dossier de test

    5 min

    Créez un dossier vide sur votre poste, par exemple « cowork-test », et déposez-y une dizaine de factures fournisseurs. Utilisez des pièces fictives ou anonymisées pour cette première session.

  2. 2

    Ouvrir une session et n'autoriser que ce dossier

    3 min

    Choisissez Cowork plutôt que la conversation classique, puis désignez le dossier de test comme seul dossier accessible. Cette liste est votre périmètre de sécurité, pas une formalité.

  3. 3

    Passer en mode manuel

    1 min

    Vérifiez le mode d'autorisation avant de lancer quoi que ce soit. En manuel, chaque action vous est soumise : c'est ainsi que vous voyez réellement ce que fait l'agent, au lieu de découvrir le résultat à la fin.

  4. 4

    Donner la consigne

    2 min

    Une bonne consigne dit ce qu'on veut obtenir, où le déposer, et ce qu'il ne faut pas toucher. Elle demande aussi le plan avant l'exécution.

    Consigne à copier
    Dans le dossier que je t'ai autorisé se trouvent des factures fournisseurs au format PDF.
    
    Établis un tableau récapitulatif avec, pour chaque facture : nom du fournisseur, numéro de facture, date, montant HT, montant de TVA, montant TTC.
    
    Exporte le résultat en CSV dans ce même dossier, sous le nom recapitulatif.csv.
    
    Avant de commencer : montre-moi la liste des fichiers que tu as trouvés et le plan que tu comptes suivre. Ne modifie et ne supprime aucun fichier existant. Si une information est absente ou illisible sur une facture, laisse la cellule vide et signale-la, n'invente rien.
  5. 5

    Regarder le plan avant de valider

    3 min

    L'agent annonce ce qu'il a trouvé et comment il compte procéder. C'est le moment de corriger le tir : un fichier oublié, un format de date, une colonne manquante. Corriger ici coûte une phrase, corriger après coûte une relecture complète.

  6. 6

    Contrôler le livrable par échantillon

    6 min

    Ouvrez le CSV produit et vérifiez trois lignes au hasard contre les PDF d'origine. Les cellules signalées comme incertaines se contrôlent en priorité. Le livrable d'un agent est un projet de travail : il ne devient exploitable qu'après contrôle.

Une fois cette manipulation acquise, elle se transpose telle quelle à d'autres tâches d'entreprise : recouper deux exports qui ne portent pas les mêmes libellés, repérer les pièces manquantes d'un dossier, préparer un état de relance, reformater un fichier client avant import. La démarche ne change pas : un dossier dédié, un mode manuel, une consigne qui exige un plan, et un contrôle par échantillon à la fin.

4

Contrôler ce que l'agent a produit

Méthode · 15 min

Le réflexe professionnel à installer dès le premier jour : le livrable est un projet de travail.

Un agent produit toujours quelque chose. C'est sa qualité et c'est son danger : il ne reste pas bloqué devant une information illisible, il produit une sortie complète. Sans consigne contraire, une case qu'il n'a pas su lire sera comblée par une valeur plausible plutôt que signalée. C'est exactement le type d'erreur qu'un contrôle rapide ne voit pas : le fichier a l'air juste.

Les quatre contrôles, dans cet ordre

  • Trois lignes au hasard contrôlées contre la pièce d'origine, systématiquement.
  • Les bornes : total, nombre de lignes, plage de dates. Un lot de 12 factures qui ressort en 11 lignes se voit immédiatement.
  • Les cellules que l'agent a signalées comme incertaines, une par une.
  • Un recoupement arithmétique quand il existe : HT plus TVA égale TTC, somme des lignes égale total annoncé.
Consigne de contrôle croisé
Reprends le fichier recapitulatif.csv que tu viens de produire.

1. Compte les fichiers PDF du dossier et compare ce nombre au nombre de lignes du CSV. Signale tout écart.
2. Pour chaque ligne, vérifie que montant HT plus montant de TVA égale montant TTC, à un centime près. Liste les lignes qui ne bouclent pas.
3. Liste les cellules que tu as laissées vides et le fichier concerné.

Ne corrige rien : produis seulement ce rapport de contrôle, je décide ensuite.

L'erreur classique

Point de vigilance

Faire faire le contrôle par le même agent, dans la même session, sans lui interdire de corriger. Il corrige alors ce qu'il croit être une erreur et le rapport de contrôle devient vide. La consigne doit toujours séparer les deux temps : constater d'abord, décider ensuite. Le contrôle final reste humain, sur les pièces d'origine.

Validation des acquis

Répondez avant de déplier la réponse. Sous licence équipe, ces réponses sont enregistrées et remontent dans l'espace du responsable.

Un collaborateur lance sa première session sur un dossier client réel. Quel mode d'autorisation doit-il choisir ?

Le mode manuel. L'agent demande alors son accord avant chaque action, ce qui permet de voir précisément ce qui est fait avant que ce soit fait. Les modes automatiques ne se justifient qu'après avoir vu la même tâche se dérouler correctement sur un dossier de test.

L'agent peut-il ouvrir un dossier du poste que vous ne lui avez pas désigné ?

Non. L'accès se limite aux dossiers que vous autorisez explicitement dans la session. C'est pour cette raison qu'on travaille sur un dossier de test dédié plutôt que sur l'arborescence complète de l'entreprise.

Où s'exécute réellement le travail d'une session Cowork ?

Sur les serveurs de l'éditeur, dans un environnement isolé. La session est enregistrée sur le compte et continue de tourner même si l'ordinateur est fermé, ce qui implique que les fichiers confiés à la session y sont traités. C'est le point à documenter dans le registre des traitements.

Le tableau produit par l'agent est-il directement exploitable ?

Non. C'est un projet de travail. Le contrôle par échantillon contre les pièces d'origine fait partie de la manipulation, au même titre que le reste. Un agent qui n'a pas su lire une information doit la signaler plutôt que la combler.

Pourquoi la consigne de contrôle interdit-elle explicitement de corriger ?

Parce qu'un agent qui corrige en même temps qu'il contrôle produit un rapport vide : les écarts disparaissent avant d'avoir été vus. Constater et décider sont deux temps distincts, et la décision reste humaine.

Un collaborateur peut-il transmettre sa session à un confrère pour qu'il la reprenne ?

Non, les sessions ne se partagent pas entre utilisateurs. Ce qui se transmet, c'est le livrable et la consigne utilisée. C'est une raison de plus pour consigner les consignes qui fonctionnent dans un endroit commun à l'entreprise.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Cowork et une conversation classique avec Claude ?

Une conversation est un échange : vous demandez, Claude répond. Cowork est une session de travail : vous décrivez un objectif, Claude établit un plan, l'exécute étape par étape sur les fichiers et outils que vous avez autorisés, et vous le pilotez en cours de route. La différence pratique est qu'il produit des fichiers, il ne se contente pas de vous répondre.

Quelle offre faut-il pour utiliser Cowork ?

Cowork demande une offre payante : Pro, Max, Team ou Enterprise. Il est disponible sur l'application de bureau (macOS, Windows, Linux, ChromeOS), ainsi que sur le web et le mobile. Pour travailler sur des fichiers locaux, l'application de bureau reste la plus complète : le web et le mobile ont des capacités locales limitées.

Est-ce adapté à un collaborateur qui ne programme pas ?

Oui, c'est même la cible du produit : Cowork a été conçu pour des métiers qui ne codent pas. L'exercice de ce module ne demande aucune connaissance technique. Ce qu'il demande, en revanche, c'est la rigueur de contrôle qu'un bon collaborateur a déjà.

Cowork consomme-t-il plus qu'une conversation ?

Oui, sensiblement plus : une session enchaîne de nombreuses actions là où une conversation produit une réponse. Les modes automatiques consomment davantage que le mode manuel. C'est un paramètre à intégrer avant de déployer l'usage à toute une équipe.

Que peut contrôler l'entreprise si elle équipe plusieurs collaborateurs ?

Les offres Enterprise apportent des contrôles d'administration : droits par rôle, limites de dépense et autorisations d'outils par service. L'entreprise peut aussi choisir un déploiement chez un hébergeur tiers plutôt qu'en direct. Ces points sont traités au module 2, consacré à ce qui sort réellement de l'entreprise.

Ce module est-il vraiment gratuit ?

Oui. Il est complet et librement accessible, sans inscription. Les modules suivants et le suivi des collaborateurs relèvent de la licence équipe.

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