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Facture électronique : le guide complet 2026-2027

Le guide de la facturation électronique en 8 étapes qui s'enchaînent, de « ce que la réforme change vraiment » à « ce que je fais lundi matin ». Choisissez votre profil : les dates, les priorités et le plan d'action se règlent dessus, et vous les retrouverez à votre prochaine visite.

Gratuit, sans inscription À jour LF 2026 Lecture 45 min Mis à jour le 6 août 2026

La réforme de la facturation électronique concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, sans exception de secteur ni de taille. À partir du 1er septembre 2026, chacune doit pouvoir recevoir ses factures au format électronique via une Plateforme Agréée (PA, ex-PDP) immatriculée par la DGFiP. L'obligation d'émettre, elle, est étalée : grandes entreprises et ETI au 1er septembre 2026, PME, TPE et micro-entreprises au 1er septembre 2027, avec l'e-reporting au même calendrier.

Ce guide couvre tout le parcours : vos dates exactes, le choix et le rôle de la plateforme, l'inscription à l'annuaire, la réception et les statuts du cycle de vie, l'émission aux formats Factur-X, UBL et CII conformes à la norme EN 16931, l'e-reporting du flux 10, les sanctions de la loi de finances 2026 et le plan d'action qui en découle. Il est gratuit, sans inscription, et rien de ce que vous cochez ne quitte votre navigateur.

Les repères de la réforme

1er septembre 2026

Réception obligatoire

Toutes les entreprises assujetties à la TVA, sans exception de taille.

1er septembre 2026

Émission et e-reporting, GE et ETI

La première vague émet le jour où tout le monde commence à recevoir.

1er septembre 2027

Émission et e-reporting, tous les autres

PME, TPE, micro-entreprises et indépendants.

50 €

Par facture non émise au format électronique

Loi de finances 2026, plafonné à 15 000 € par an.

500 €

Par manquement d'e-reporting

Même texte, même plafond annuel de 15 000 €.

3 formats

Factur-X, UBL et CII

Le socle EN 16931. Un seul suffit : la plateforme convertit.

Votre situation

Vous devez recevoir

1er septembre 2026

Vous devez émettre

1er septembre 2027

Vous devez transmettre l'e-reporting

1er septembre 2027

Votre priorité

Ces dates sont celles de votre catégorie au sens du décret LME. Elles ne remplacent pas une vérification sur votre SIREN : le simulateur d'échéances la fait à partir de votre numéro. Votre choix et votre plan d'action sont enregistrés dans ce navigateur uniquement, jamais sur nos serveurs.

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Ce qui change vraiment, et ce qui ne change pas

En une phrase, qu'est-ce que la réforme m'oblige à faire ?

La facture cesse d'être un document que l'on envoie et devient un fichier que l'on adresse. Tout le reste de votre facturation est inchangé.

La réforme tient en une phrase : à partir du 1er septembre 2026, une facture entre deux entreprises françaises assujetties à la TVA ne circule plus librement entre vous et votre client, elle passe par une plateforme, dans un format que les machines savent lire. Ce n'est pas une nouvelle obligation déclarative de plus : c'est un changement de tuyau.

Avant

  • Vous éditez un PDF et vous l'envoyez par email.
  • Votre client le lit, le ressaisit ou le fait lire par un outil de reconnaissance.
  • Personne d'autre que vous deux ne sait que la facture existe.
  • Un litige se règle par téléphone et par avoir.

Après

  • Vous déposez une facture structurée sur votre Plateforme Agréée.
  • Elle trouve l'adresse de votre client dans l'annuaire et la lui remet.
  • Les données fiscales partent à l'administration, en parallèle.
  • Le litige se pose comme un statut daté, qui circule entre les plateformes.

Ce qui ne change pas

  • Vos délais et conditions de paiement : inchangés.
  • Vos taux de TVA, vos régimes, vos déclarations : inchangés.
  • Vos mentions légales actuelles : conservées, avec quatre mentions de plus.
  • Votre obligation de conservation : inchangée, et elle reste sur vous.
  • Vos factures aux particuliers : elles ne passent pas par ce circuit, mais leurs données oui.

Un Factur-X est un PDF, et il est parfaitement conforme

Idée reçue

L'erreur la plus répandue est de croire que la réforme interdit le PDF. Elle interdit le PDF non structuré envoyé par email, celui qu'aucune machine ne sait lire. Un Factur-X est un PDF/A-3 qui embarque un fichier XML : vous le lisez comme avant, et votre client l'intègre automatiquement. C'est le format pensé pour les TPE et les PME.

Trois obligations sortent de la réforme, et les confondre coûte cher. L'e-invoicing fait circuler la facture elle-même entre entreprises françaises. L'e-reporting transmet des données, sans facture, pour tout ce qui sort de ce cadre : les particuliers et l'international. Le cycle de vie, enfin, impose de répondre : une facture reçue attend un statut daté, et quatre de ces statuts remontent à l'administration.

Les trois obligations à ne pas confondre

E-invoicing

La facture circule sous forme structurée, de plateforme à plateforme. Périmètre : B2B entre assujettis établis en France, acomptes et avoirs compris.

E-reporting

Aucune facture ne circule, seules des données partent à l'administration. Périmètre : ventes aux particuliers et opérations internationales, dans les deux sens.

Cycle de vie

Des statuts datés suivent la facture : déposée, rejetée, refusée, encaissée. Quatre sont obligatoires, dix autres sont recommandés.

Ce qui reste hors sujet

Le B2G passe toujours par Chorus Pro. Les opérations hors champ de la TVA (santé, enseignement, banque, assurance) restent hors périmètre à l'émission.

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Les 3 points à retenir

  • La facture devient un fichier structuré adressé via une plateforme, pas un document envoyé.
  • Le PDF simple par email disparaît en B2B domestique ; le Factur-X, lui, est un PDF conforme.
  • Trois obligations distinctes : e-invoicing, e-reporting et cycle de vie.
Étape suivante : Vos dates, selon votre taille →
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Étape 2 sur 8 · 5 min

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Vos dates, selon votre taille

À partir de quand, exactement, suis-je en infraction si je ne fais rien ?

Une seule date pour recevoir, deux dates pour émettre. La taille de l'entreprise ne décide pas si vous êtes concerné, seulement quand vous devez émettre.

La réforme concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, sans exception de secteur : grandes entreprises, ETI, PME, TPE, micro-entrepreneurs et auto-entrepreneurs y compris en franchise en base, professions libérales, entreprises individuelles, associations assujetties. La catégorie s'apprécie au sens du décret n° 2008-1354, au niveau de l'unité légale identifiée par son SIREN.

Catégorie Seuils Doit recevoir Doit émettre
Micro-entreprise Votre cas Moins de 10 salariés, CA ou bilan ≤ 2 M€ 1er sept. 2026 1er sept. 2027
PME Votre cas Moins de 250 salariés, CA ≤ 50 M€ ou bilan ≤ 43 M€ 1er sept. 2026 1er sept. 2027
ETI Votre cas Moins de 5 000 salariés, CA ≤ 1,5 Md€ ou bilan ≤ 2 Md€ 1er sept. 2026 1er sept. 2026
Grande entreprise Votre cas Au-delà des seuils ETI 1er sept. 2026 1er sept. 2026

L'e-reporting suit exactement le calendrier de l'émission, catégorie par catégorie.

27 février 2026

Passé

Ouverture de la phase pilote

Échanges en production réelle entre volontaires, plateformes et concentrateur.

1er septembre 2026

Réception obligatoire pour tout le monde

Toute entreprise assujettie à la TVA établie en France doit pouvoir recevoir une facture électronique, quelle que soit sa taille et son volume.

1er septembre 2026

Vous

Émission et e-reporting pour les GE et les ETI

La première vague émet au format électronique et transmet ses données d'e-reporting.

1er septembre 2027

Vous

Émission et e-reporting pour tous les autres

PME, TPE, micro-entreprises et indépendants émettent à leur tour.

2028 au plus tôt

Pré-remplissage de la déclaration de TVA

Annoncé comme un bénéfice de la réforme, il est repoussé à 2028 au minimum. Ne construisez aucun processus dessus.

La réception ne connaît pas de calendrier progressif

Erreur de lecture

C'est la lecture de travers la plus fréquente du calendrier. L'étalement jusqu'en 2027 ne vaut que pour l'émission. Recevoir lie 100 % des entreprises assujetties dès le 1er septembre 2026, y compris l'indépendant qui reçoit trois factures par an. Une TPE qui n'émettra qu'en 2027 doit donc être joignable un an plus tôt, précisément parce que ses fournisseurs grands comptes basculent les premiers.

Les cas particuliers qui reviennent le plus

  • DOM : la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion sont concernées. Mayotte, la Guyane et les collectivités d'outre-mer ne le sont pas.
  • Franchise en base de TVA : concernée, alors même que vous ne facturez pas de TVA.
  • Holdings et SCI : assujetties dès qu'elles réalisent des opérations soumises à TVA ; les loyers non soumis restent hors champ.
  • Professions de santé non assujetties : hors champ à l'émission, mais tenues de recevoir si elles sont assujetties par ailleurs.
  • Groupes : chaque SIREN est apprécié individuellement, une filiale PME suit le calendrier PME.

Un cabinet a rarement une seule date à retenir : il a la sienne, celle de sa structure, et autant de dates que de clients. Les clients ETI et grandes entreprises basculent en 2026 et deviennent, de fait, la première source de factures électroniques que recevront les autres clients du portefeuille.

Les 3 points à retenir

  • Recevoir : 1er septembre 2026, pour tout le monde, sans exception de taille.
  • Émettre : 1er septembre 2026 pour les GE et les ETI, 1er septembre 2027 pour tous les autres.
  • Le secteur d'activité ne change rien : seule la catégorie au sens du décret LME compte.
Étape suivante : Choisir sa Plateforme Agréée →
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Étape 3 sur 8 · 7 min

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Choisir sa Plateforme Agréée

Par où passent mes factures, et comment je choisis ce passage obligé ?

La Plateforme Agréée est le seul point de passage. Il n'existe aucune option gratuite chez l'État : le portail public n'échange plus de factures depuis 2024.

Une Plateforme Agréée (PA, anciennement PDP) est un opérateur immatriculé par la DGFiP, qui a le droit d'émettre, de recevoir et de transmettre des factures électroniques et des données fiscales. Le portail public de facturation, lui, a abandonné en octobre 2024 son rôle de plateforme d'échange gratuite : il ne reste que l'annuaire central et le concentrateur qui relaie les données à l'administration. Il n'existe donc pas d'option « je passe directement par l'État ».

Le passage par une plateforme n'est pas négociable

Point de vigilance

Produire un fichier au bon format ne rend conforme personne. Un Factur-X impeccable généré chez vous, envoyé par email, reste hors du circuit. Ce qui vaut conformité, c'est le dépôt sur une plateforme immatriculée, qui adresse la facture et transmet les données. C'est vrai pour la facture comme pour l'e-reporting.

Acteur Son rôle Ce qu'il ne fait pas
Plateforme Agréée (PA, ex-PDP) Émettre, recevoir, convertir, transmettre les données fiscales, tenir votre entrée d'annuaire. Elle ne vous dispense pas d'archiver ni de répondre par un statut.
Opérateur de dématérialisation (OD) Prestataire non immatriculé qui prépare ou traite vos factures. Il ne peut pas les transmettre : il passe forcément par une PA.
Portail public de facturation (PPF) Annuaire central et concentrateur des données vers la DGFiP. Il n'échange plus de factures depuis l'abandon d'octobre 2024.
Chorus Pro Reste le circuit des factures adressées au secteur public (B2G). Il ne couvre pas vos factures entre entreprises.

Une PA est immatriculée par la DGFiP pour trois ans, avec une certification ISO 27001 et un audit. C'est ce qui la distingue d'un simple éditeur de facturation.

Le trajet d'une facture est toujours le même, et il explique pourquoi l'annuaire compte autant que la plateforme : sans adresse trouvable, la facture ne part pas.

  1. 1

    Vous déposez votre facture

    Depuis votre logiciel de facturation ou votre ERP, dans l'un des trois formats du socle.

  2. 2

    Votre plateforme contrôle et cherche l'adresse

    Elle valide le format et les mentions, puis interroge l'annuaire pour savoir quelle plateforme reçoit votre client.

  3. 3

    Elle remet la facture à la plateforme du client

    Directement ou via le réseau Peppol, en modèle « 4 corners » : émetteur, plateforme émettrice, plateforme destinataire, destinataire.

  4. 4

    Les données fiscales partent en parallèle

    Les deux plateformes extraient les données obligatoires et les transmettent au concentrateur public, qui les relaie à la DGFiP.

  5. 5

    Les statuts remontent la chaîne

    Déposée, rejetée, refusée, encaissée : ils circulent entre plateformes et jusqu'à l'administration pour quatre d'entre eux.

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Peppol est invisible pour vous, et c'est normal

À savoir

Peppol est le réseau international par lequel la plupart des plateformes se parlent, en modèle « 4 corners ». Vous n'avez rien à y faire : c'est votre plateforme qui s'y connecte. Le seul cas où le mot doit apparaître dans votre choix, c'est si vous facturez à l'étranger : demandez alors un Access Point Peppol certifié.

# Critère Ce qu'il faut vérifier
1 Statut d'immatriculation Immatriculation définitive, et non « sous réserve », sur la liste officielle DGFiP.
2 Intégration avec votre outil Connecteur natif ou API documentée vers votre logiciel de facturation ou de comptabilité.
3 Certification ISO 27001 Obligatoire pour l'immatriculation, à vérifier en pratique : date et périmètre exact du certificat.
4 Tarif Abonnement, coût par facture, frais de paramétrage : comparez le coût total sur douze mois.
5 Couverture fonctionnelle E-invoicing et e-reporting, gestion des statuts du cycle de vie, archivage probant.
6 Portabilité des données Conditions de sortie et récupération de l'historique en cas de changement de plateforme.
7 Peppol Access Point certifié, nécessaire dès que vous avez des flux internationaux.
8 Support client Délai de réponse annoncé, canaux, langue. C'est ce qui compte le jour où une facture n'arrive pas.

Ordre conseillé de vérification : un critère 1 en échec disqualifie, quel que soit le reste.

Les quatre erreurs de choix les plus coûteuses

  • Signer dans l'urgence sous la pression d'un démarchage qui joue sur la peur de l'amende : le choix reste réversible, prenez le temps.
  • Sur-équiper une petite structure : pour la seule réception d'une TPE, une offre gratuite ou freemium suffit.
  • Ignorer la portabilité : les conditions de sortie se lisent avant la signature, jamais après.
  • Attendre l'été 2026 : l'inscription à l'annuaire et les tests d'intégration prennent des semaines.

Si votre éditeur de comptabilité ou de facturation propose déjà sa propre plateforme, la choisir évite une double intégration et garantit que les statuts du cycle de vie remontent dans l'outil que vous utilisez tous les jours. Une plateforme indépendante garde son intérêt si votre éditeur ne propose pas cette brique, la facture cher, ou si vous voulez centraliser plusieurs outils.

Pour la réception, une seule plateforme par adresse de facturation. Pour l'émission, vous pouvez en utiliser plusieurs : une pour la facturation client, une autre pour le traitement des factures fournisseurs, une pour une filiale. Ce n'est utile qu'à partir d'une certaine taille, et cela multiplie les points de contrôle.

Côté cabinet, la question n'est pas seulement « quelle plateforme pour nous » mais « combien de plateformes différentes vais-je devoir suivre dans mon portefeuille ». Chaque client garde la main sur son choix : votre travail est de savoir qui a choisi quoi, et qui n'a encore rien choisi à trois mois de l'échéance.

Les 3 points à retenir

  • La plateforme est le seul point de passage : le portail public n'échange plus de factures.
  • Le statut d'immatriculation définitive se vérifie sur la liste officielle, avant tout le reste.
  • Une seule plateforme de réception par adresse, plusieurs possibles à l'émission.
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Étape 4 sur 8 · 5 min

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Être joignable : annuaire et adresse

Comment mes fournisseurs vont-ils me trouver ?

Choisir une plateforme ne suffit pas : il faut être inscrit dans l'annuaire, à la bonne maille. C'est la plateforme qui vous y inscrit, jamais vous.

L'annuaire de la facturation électronique est tenu par le portail public et consolidé à partir des annuaires de toutes les plateformes. Il part de près de 11 millions d'entrées, une par SIREN d'entité assujettie. C'est lui que consulte la plateforme de votre fournisseur pour savoir où vous remettre une facture. Aucune démarche n'est à faire sur impots.gouv.fr : votre plateforme alimente et met à jour votre entrée.

  1. 1

    Ouvrir un compte chez une Plateforme Agréée

    Immatriculée, définitivement, sur la liste DGFiP. C'est le préalable à tout le reste.

  2. 2

    Choisir votre maille d'adressage

    SIREN, SIRET ou code de routage. C'est le seul choix qui vous revient vraiment.

  3. 3

    Faire confirmer l'inscription par écrit

    Demandez à votre plateforme la confirmation que votre inscription est effective, et sous quelle maille.

  4. 4

    Faire un test grandeur nature

    Demandez à un fournisseur déjà équipé de vous envoyer une vraie facture avant l'échéance. C'est le seul test qui prouve que la chaîne fonctionne.

Maille Ce que ça veut dire Pour qui
SIREN Recommandé Toutes les factures de l'entreprise arrivent au même endroit. La maille par défaut, qui convient à l'immense majorité des structures.
SIRET Une adresse par établissement. Sites ou agences qui gèrent leurs achats séparément.
Code de routage Un suffixe libre ajouté au SIREN ou au SIRET, qui oriente vers un service interne. Organisations à comptabilité fournisseurs éclatée par division.

Chaque code de routage est une adresse de plus à communiquer, à maintenir et à surveiller. Commencez au SIREN, affinez si le volume l'impose.

Aucun site tiers ne peut vérifier à votre place que vous êtes joignable

Promesse à ne pas croire

Il faut le dire franchement, y compris pour notre propre site. L'API de l'annuaire est réservée aux plateformes et aux opérateurs de dématérialisation, avec un certificat délivré par l'AIFE. La consultation publique de Chorus Pro existe, mais elle ne révèle ni la plateforme qui reçoit vos factures ni vos adresses : ces informations sont couvertes par le secret commercial. La seule vérification qui vaut est la confirmation écrite de votre plateforme, puis une vraie facture reçue.

La DGFiP a officialisé en 2025, par courrier au Conseil national de l'ordre, la possibilité de mandater son expert-comptable pour l'inscription à l'annuaire et la gestion de la relation avec la plateforme. Le mandat est optionnel et ne transfère pas la responsabilité : l'entreprise reste tenue de ses obligations.

Les 3 points à retenir

  • C'est la plateforme qui vous inscrit à l'annuaire, jamais vous, et jamais sur impots.gouv.fr.
  • Commencez à la maille SIREN : un code de routage est une adresse de plus à maintenir.
  • La seule preuve que la chaîne fonctionne est une vraie facture reçue avant l'échéance.
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Étape 5 sur 8 · 8 min

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Recevoir : lire, contrôler, répondre

Qu'est-ce que je fais de ce qui arrive, et que se passe-t-il si ça cloche ?

C'est l'échéance qui concerne 100 % des entreprises. Recevoir suppose de lire un fichier structuré, de le contrôler, et surtout de répondre par un statut.

Ce que vous recevrez n'est pas un document, c'est un fichier structuré dans l'un des trois formats du socle. Sur un Factur-X, deux faces coexistent : le PDF que vous lisez et le XML que traite votre comptabilité. La facture au sens de la réforme, celle qui fait foi et qui s'intègre, c'est le XML.

Le PDF et le XML peuvent dire deux choses différentes

Le piège qui coûte cher

Un montant, un taux, une date d'échéance, un IBAN. Aucun contrôle de format ne le signale, parce que les deux faces sont valides chacune de son côté. Votre acheteur valide de l'œil ce qu'il voit dans le PDF, votre comptabilité paie ce qu'elle lit dans le XML. Le jour où ils divergent, le règlement part sur le mauvais IBAN sans qu'aucune alerte ne se déclenche. D'où le premier réflexe utile : savoir extraire et lire le XML d'un PDF reçu.

Les cinq contrôles à poser dès la première facture reçue

  • Le fichier est-il lisible et complet : format valide, mentions obligatoires présentes ?
  • L'émetteur est-il bien celui que vous croyez : SIREN, numéro de TVA, coordonnées bancaires connues ?
  • Les montants du PDF et ceux du XML concordent-ils, ligne à ligne et en total TTC ?
  • La facture correspond-elle à une commande ou à une prestation réellement reçue ?
  • N'est-ce pas un doublon d'une facture déjà intégrée ?

Recevoir, c'est aussi répondre. Laisser traîner une facture contestée ne suffit plus : le cycle de vie attend un statut daté, et ce statut circule entre les plateformes. Trois situations se ressemblent et n'ont ni le même auteur, ni les mêmes conséquences.

Situation Qui agit Ce qui se passe
Rejet La plateforme, jamais un humain Contrôle réglementaire en échec : format, données obligatoires, doublon, adresse introuvable. Vous ne voyez jamais la facture.
Refus Vous, l'acheteur Trois cas seulement, dont la transaction inconnue. Motif obligatoire. La facture est terminée : le fournisseur doit en émettre une nouvelle.
Litige Vous, l'acheteur Tout désaccord sur le contenu. La facture initiale reste en vigueur tant qu'un avoir ou une facture rectificative ne l'a pas corrigée.

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Le statut « Refusée » ne doit pas être utilisé en cas de litige ou de désaccord sur le contenu d'une facture.
Norme AFNOR XP Z12-014 (juillet 2025), statuts du cycle de vie

Autrement dit : un montant faux, une prestation non conforme ou une TVA erronée ne se refusent pas. Ils relèvent du statut « En litige », assorti d'un motif, puis d'un avoir ou d'une facture rectificative émise par le fournisseur. Refuser à tort détruit la facture et oblige à tout réémettre, avec le décalage de trésorerie qui va avec.

Deux points souvent oubliés. D'abord, la continuité d'activité : le guide de démarrage de la DGFiP prévoit qu'une facture reçue par email, en PDF ou sur papier pendant un incident ne doit pas être écartée pour ce seul motif. Elle reste à traiter et à payer si l'opération est réelle, le fournisseur régularisera dans le circuit. Ensuite, l'archivage : la conservation reste sur vous, dix ans en cumulant les régimes fiscal et commercial, avec une piste d'audit fiable. Les plateformes proposent un archivage probant, elles ne vous en déchargent pas.

Les 3 points à retenir

  • Sur un Factur-X, c'est le XML qui fait foi et qui s'intègre, pas le PDF que vous lisez.
  • Le refus n'est admis que dans trois cas : un désaccord sur le contenu relève du litige.
  • L'archivage dix ans reste votre obligation, même si votre plateforme le propose.
Étape suivante : Émettre une facture conforme →
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Étape 6 sur 8 · 8 min

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Émettre une facture conforme

À quoi ressemble une facture valable, et qu'est-ce que je dois ajouter aux miennes ?

Trois formats au choix, tous interopérables, et quatre mentions nouvelles. Le vrai sujet n'est pas le format, c'est la qualité des données que votre outil sait sortir.

Format Nature Pour qui
Factur-X Le plus simple Hybride : un PDF/A-3 qui embarque un XML TPE, PME et tous ceux qui veulent garder une facture lisible à l'œil.
UBL XML pur (OASIS) Le format de Peppol : interopérabilité internationale.
CII XML pur (UN/CEFACT) EDI, grands comptes, secteurs industriels.

Les trois sont conformes à la norme européenne EN 16931. Un seul suffit : c'est la plateforme qui convertit vers ce qu'attend votre destinataire.

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Le choix du format se discute moins qu'on ne le croit : dans la quasi-totalité des cas, c'est votre logiciel de facturation ou votre plateforme qui tranche pour vous. La question utile à poser à votre éditeur est plutôt : sait-il produire l'un des trois, et sait-il y mettre les données obligatoires.

Les quatre mentions nouvelles au 1er septembre 2026

  • Le SIREN du client, en plus de ses coordonnées.
  • La catégorie de l'opération : livraison de biens, prestation de services, ou mixte.
  • La mention de l'option pour la TVA sur les débits, le cas échéant.
  • L'adresse de livraison, quand elle diffère de l'adresse de facturation.

Elles s'ajoutent aux mentions obligatoires que vous portez déjà. Au total, la norme EN 16931 décrit un socle dont 18 champs sont strictement obligatoires, et une centaine d'autres facultatifs mais normés : références de commande, période de facturation, remises, moyens de paiement, unité de mesure.

La catégorie de TVA ne se déduit pas du taux

Erreur classique

C'est l'erreur qui fait rejeter le plus de factures en test. Autoliquidation, exonération, livraison intracommunautaire, exportation et hors champ sont toutes à 0 %, et elles ne produisent ni le même XML ni les mêmes obligations. Une livraison intracommunautaire exige le numéro de TVA de l'acheteur et un pays de livraison hors France ; une opération hors champ interdit tout élément de taux. Le motif d'exonération est obligatoire sur les unes, interdit sur les autres.

Acomptes, avoirs et factures rectificatives sont intégralement dans le périmètre et suivent le même circuit. Un avoir n'est jamais une facture à montants négatifs : c'est un document de type différent, avec ses propres codes, et en UBL un document racine différent.

Émettre, enfin, c'est accepter de recevoir des statuts en retour. Quatre sont obligatoires et remontent à l'administration : déposée, rejetée, refusée, encaissée (cette dernière pour les seules opérations à TVA sur les encaissements). Dix autres sont recommandés et servent au pilotage : mise à disposition, prise en charge, approuvée, en litige, paiement en cours. Ces statuts circulent entre plateformes dans un message dédié, le CDAR, qui ne transporte jamais de facture. Ce que votre plateforme vous en restitue, en revanche, est en format libre : ne comptez pas recevoir du CDAR.

Une organisation qui émet en volume a un chantier de plus : la qualité de la base clients. Un SIREN faux, un numéro de TVA périmé ou une adresse de livraison absente ne se rattrapent plus au téléphone, ils font rejeter la facture avant même d'arriver. Un nettoyage de référentiel avant l'échéance vaut mieux qu'un correctif après.

Les 3 points à retenir

  • Trois formats du socle, tous conformes EN 16931, tous interopérables : un seul suffit.
  • Quatre mentions nouvelles, dont le SIREN du client et la catégorie d'opération.
  • La catégorie de TVA se choisit, elle ne se déduit jamais du taux affiché.
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E-reporting : ce qui ne passe pas par la facture

Mes ventes aux particuliers et mes clients étrangers, ils passent où ?

Aucune facture ne circule : seules des données partent, à intervalles réguliers. L'e-reporting mord surtout ceux qui se croient hors sujet.

Trois familles d'opérations relèvent de l'e-reporting : les ventes à des clients non assujettis, c'est-à-dire les particuliers et les structures hors champ de la TVA ; les opérations internationales entre entreprises, dans les deux sens, ventes comme achats ; et les encaissements associés à ces opérations. Une entreprise qui ne facture que des professionnels français n'a rien à transmettre, mais c'est plus rare qu'il n'y paraît : un seul abonnement logiciel acheté à un éditeur établi hors de France suffit à ouvrir un flux.

Bloc du flux 10 Ce qu'il porte
10.1 Factures d'opérations internationales entre entreprises.
10.2 Les paiements de ces factures.
10.3 Opérations avec des non-assujettis, agrégées par jour, par devise et par catégorie.
10.4 Les encaissements de ces opérations.

Le flux 10 compte exactement quatre blocs. Il n'existe pas de flux 10.5, et une facture adressée à un particulier ne passe jamais par 10.1 ni 10.2.

Le régime de TVA décide si vous devez déclarer vos paiements

À trancher tôt

TVA sur les débits : la TVA est exigible à la facturation, aucun e-reporting de paiement n'est demandé. TVA sur les encaissements, régime par défaut des prestations de services : la TVA est exigible au paiement, et les encaissements doivent être transmis. C'est le point à trancher avant de paramétrer quoi que ce soit, surtout pour un prestataire de services.

Trois affirmations fausses qui circulent

  • « L'e-reporting, c'est tous les dix jours. » Le rythme décadaire ne concerne qu'un seul régime, le réel normal mensuel, et seulement ses données de transaction.
  • « En franchise en base, je ne suis pas concerné. » La franchise figure explicitement au tableau officiel des périodes, au rythme bimestriel.
  • « Je facture mes particuliers, donc c'est de l'e-invoicing. » Non : une facture adressée à un particulier reste de l'e-reporting, même si vous l'éditez.

Produire le fichier ne vaut pas transmission

Point de vigilance

L'e-reporting transite obligatoirement par une Plateforme Agréée. Le tableau officiel des périodes distingue d'ailleurs deux délais : le vôtre vers votre plateforme, et celui de votre plateforme vers le portail public. Un fichier au bon format, produit chez vous ou par un outil tiers, est une pièce à remettre, pas une déclaration. Question à poser avant de signer : votre plateforme accepte-t-elle un flux produit ailleurs ?

Les 3 points à retenir

  • E-reporting = particuliers et international. Aucune facture ne circule, seules des données.
  • Quatre blocs au flux 10, pas cinq, et le B2C ne passe jamais par 10.1 ni 10.2.
  • La TVA sur les encaissements déclenche l'e-reporting de paiement ; les débits non.
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Étape 8 sur 8 · 6 min

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Ce que ça coûte de ne rien faire, et par quoi commencer

Concrètement, qu'est-ce que je fais lundi matin ?

Le barème de la loi de finances 2026, le droit à l'erreur, et six chantiers datés qui tiennent dans un trimestre.

50 €

par facture non émise au format électronique

Plafond 15 000 € par an

500 €

par manquement d'e-reporting

Plafond 15 000 € par an

500 €

pour défaut de désignation de plateforme

Après mise en demeure et 3 mois pour régulariser, puis 1 000 € tous les 3 mois

La même loi de finances pour 2026 instaure un droit à l'erreur : pas de sanction pour la première infraction de l'année si elle est régularisée spontanément ou dans les 30 jours suivant une mise en demeure. Le risque réel n'est d'ailleurs pas l'amende, dont le plafond reste modeste : c'est la contestation de la TVA déductible côté client sur des factures non conformes, et l'arrêt de la chaîne de facturation avec vos plus gros donneurs d'ordre.

  1. 1

    Cartographier vos flux

    B2B France, B2B international, B2C, B2G. Vous saurez du même coup ce qui relève de l'e-invoicing, de l'e-reporting, ou de Chorus Pro.

  2. 2

    Choisir votre plateforme de réception

    Comparez sur les 8 critères, vérifiez l'immatriculation définitive et l'intégration à votre outil. C'est le seul chantier qui bloque tous les autres.

  3. 3

    Vous faire inscrire à l'annuaire

    Par votre plateforme, à la maille SIREN par défaut. Faites-vous confirmer l'inscription par écrit.

  4. 4

    Interroger votre éditeur de facturation

    Sait-il produire ou consommer Factur-X, UBL ou CII ? Sait-il porter les quatre mentions nouvelles ? À quelle version, à quelle date ?

  5. 5

    Tester en vrai

    Une facture réellement reçue d'un fournisseur équipé, un fichier passé au validateur, un statut posé. Un test réussi vaut dix réunions.

  6. 6

    Former les équipes qui touchent aux factures

    Comptabilité fournisseurs et achats surtout : ce sont eux qui poseront les statuts, et un refus posé à tort détruit une facture.

Pour un portefeuille, la logistique compte autant que la doctrine : il faut savoir, client par client, qui a choisi une plateforme, qui est inscrit à l'annuaire, qui bascule en 2026 et qui en 2027. C'est un tableau de suivi, pas une note de synthèse.

Dernier point, souvent oublié dans les plans de bascule : la France n'est pas seule. Si vous facturez hors de France, vos échéances ne sont pas les seules à tenir.

Pays Où en est l'obligation B2B
Italie Obligatoire via le système SDI depuis 2019, pionnier européen.
Belgique Obligatoire au format Peppol BIS depuis le 1er janvier 2026.
Espagne Loi Crea y Crece, déploiement progressif sur 2026 et 2027.
Allemagne Déploiement progressif de 2025 à 2028.
Union européenne Directive VIDA : généralisation des échanges intra-UE d'ici 2030 à 2035.

Si vous facturez ces pays, la question à poser à votre plateforme est simple : êtes-vous Access Point Peppol certifié ?

Les 3 points à retenir

  • 50 € par facture, 500 € par manquement d'e-reporting, plafonnés à 15 000 € par an.
  • Droit à l'erreur pour la première infraction de l'année, si elle est régularisée.
  • Le vrai risque est commercial et fiscal côté client, pas l'amende elle-même.
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Votre sortie de guide

Votre plan d'action

Les tâches affichées sont celles de votre profil (). Cochez au fur et à mesure : l'état reste dans ce navigateur, et vous le retrouverez tel quel.

Préparation

Cadrer

Ce trimestre
  • Cartographier mes flux : B2B France, international, particuliers, secteur public. Revoir l'étape
  • Écrire noir sur blanc mes trois dates : réception, émission, e-reporting. Revoir l'étape
  • Trancher mon régime de TVA : débits ou encaissements, et l'option si elle existe. Revoir l'étape
  • Lister les clients du portefeuille qui basculent en 2026, avant ceux de 2027. Revoir l'étape

S'équiper

Avant l'été 2026
  • Comparer au moins trois Plateformes Agréées sur les 8 critères. Revoir l'étape
  • Vérifier que la plateforme retenue est immatriculée définitivement, pas « sous réserve ». Revoir l'étape
  • Lire les conditions de sortie et de portabilité avant de signer. Revoir l'étape
  • Demander par écrit à mon éditeur ce qu'il sait produire, et à quelle date. Revoir l'étape
  • Arbitrer une plateforme unique ou plusieurs plateformes d'émission par entité. Revoir l'étape

Être joignable

Avant le 1er septembre 2026
  • Me faire inscrire à l'annuaire par ma plateforme, à la maille SIREN. Revoir l'étape
  • Obtenir la confirmation écrite de l'inscription et de la maille retenue. Revoir l'étape
  • Décider si un code de routage est vraiment nécessaire, et le communiquer aux fournisseurs. Revoir l'étape
  • Recevoir une vraie facture d'un fournisseur déjà équipé, et l'intégrer. Revoir l'étape
  • Décider si je mandate mon expert-comptable pour l'annuaire et la plateforme. Revoir l'étape

Savoir traiter ce qui arrive

Avant le 1er septembre 2026
  • Savoir extraire et lire le XML d'un PDF Factur-X reçu. Revoir l'étape
  • Écrire les cinq contrôles à poser sur une facture reçue, et qui les pose. Revoir l'étape
  • Décider qui, dans l'équipe, a le droit de poser un refus ou un litige. Revoir l'étape
  • Vérifier ce que ma plateforme archive, combien de temps, et ce qui reste à ma charge. Revoir l'étape

Émettre conforme

Avant ma date d'émission
  • Ajouter les quatre mentions nouvelles à mes modèles de facture. Revoir l'étape
  • Nettoyer le référentiel clients : SIREN, numéro de TVA, adresses de livraison. Revoir l'étape
  • Vérifier la catégorie de TVA de chaque type d'opération à 0 %. Revoir l'étape
  • Passer une facture de production au validateur, et corriger jusqu'à zéro erreur. Revoir l'étape
  • Vérifier que mon outil produit aussi des avoirs conformes, pas des factures négatives. Revoir l'étape

Transmettre l'e-reporting

Avant ma date d'e-reporting
  • Identifier les blocs du flux 10 qui me concernent réellement. Revoir l'étape
  • Noter ma périodicité de transmission et la porter au calendrier de clôture. Revoir l'étape
  • Vérifier que mes données de caisse sortent agrégées comme l'attend le flux 10.3. Revoir l'étape
  • Demander à ma plateforme si elle accepte un flux d'e-reporting produit ailleurs. Revoir l'étape

Embarquer l'équipe

Un mois avant l'échéance
  • Former la comptabilité fournisseurs et les achats aux statuts du cycle de vie. Revoir l'étape
  • Écrire la procédure de continuité : que faire d'une facture reçue par email pendant un incident. Revoir l'étape
  • Prévenir mes clients de ma bascule, et leur donner ma maille d'adressage. Revoir l'étape
  • Mettre en place un suivi client par client de l'avancement du portefeuille. Revoir l'étape
Rien n'est transmis : ni email demandé, ni compte à créer.

Vocabulaire

Le glossaire de la facture électronique

Les sigles qui reviennent dans toutes les documentations officielles, en une ligne chacun.

PA (Plateforme Agréée)
Opérateur immatriculé par la DGFiP, seul habilité à émettre, recevoir et transmettre des factures électroniques et des données fiscales. Anciennement appelé PDP.
PPF (portail public de facturation)
Ce qu'il reste du portail de l'État après l'abandon d'octobre 2024 : l'annuaire central et le concentrateur qui relaie les données à la DGFiP. Il n'échange plus de factures.
Annuaire
Le référentiel des adresses de facturation, consolidé à partir des annuaires des plateformes. Près de 11 millions d'entrées, une par SIREN assujetti.
Factur-X
Format hybride : un PDF/A-3 lisible à l'œil qui embarque un fichier XML structuré. Conforme EN 16931, c'est le format pensé pour les TPE et les PME.
UBL et CII
Les deux syntaxes XML pures du socle. UBL est le format de Peppol, CII celui de l'EDI et des grands comptes. Aucun PDF, donc rien à lire à l'œil sans outil.
EN 16931
La norme européenne qui décrit le contenu sémantique d'une facture électronique : les champs, leur nom, leurs règles de cohérence.
CTC-FR
Le jeu de règles françaises qui s'ajoute à EN 16931. Une facture peut être conforme à la norme européenne et refusée en France.
E-invoicing
L'obligation de faire circuler la facture elle-même au format structuré, entre entreprises assujetties établies en France.
E-reporting
L'obligation de transmettre des données, sans facture, pour les ventes aux particuliers et les opérations internationales.
Cycle de vie
La suite de statuts datés que porte une facture, du dépôt à l'encaissement. Quatre sont obligatoires, dix sont recommandés.
CDAR
Le message technique qui transporte les statuts entre plateformes et vers le portail public. Il ne transporte jamais de facture.
Peppol
Réseau international d'échange de documents commerciaux, en modèle « 4 corners ». Invisible pour l'entreprise : c'est la plateforme qui s'y connecte.
Maille d'adressage
Le niveau auquel vous recevez vos factures : SIREN, SIRET, ou code de routage pour viser un service interne.
Piste d'audit fiable
L'ensemble des contrôles qui relient une facture à la livraison ou à la prestation, exigé par l'article 289 VII du CGI.

Rester informé

Réforme de la facture électronique : nouvelles plateformes agréées, échéances et outils, un email seulement quand il y a du neuf. Pas de spam : un email uniquement en cas d'évolution de la liste DGFiP ou du calendrier. Désinscription en un clic à tout moment, votre adresse n'est jamais partagée.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus

Ce guide est-il vraiment gratuit ?

Oui, entièrement, sans inscription et sans email à laisser. Il reprend et enchaîne le contenu déjà publié sur le site, avec les outils qui vont avec.

Je suis en franchise en base de TVA, suis-je concerné ?

Oui. La réforme vise toutes les entreprises assujetties, y compris les micro-entrepreneurs en franchise. Vous devez être joignable au 1er septembre 2026 et vous figurez au tableau officiel des périodes d'e-reporting, au rythme bimestriel.

Puis-je continuer à envoyer mes factures en PDF par email ?

Pas en B2B domestique, une fois votre date d'émission atteinte. En revanche un PDF Factur-X, qui embarque un XML et transite par une plateforme, est parfaitement conforme.

Dois-je choisir une plateforme même si je ne facture aucune entreprise ?

Oui, dès lors que vous êtes assujetti : l'obligation de recevoir ne dépend ni de votre volume ni de votre clientèle. Un défaut de désignation de plateforme est d'ailleurs sanctionné pour lui-même.

Mon expert-comptable peut-il tout faire à ma place ?

Il peut être mandaté pour l'inscription à l'annuaire et la relation avec la plateforme, la DGFiP l'a officialisé en 2025. Le mandat ne transfère pas la responsabilité : elle reste sur l'entreprise.

Que se passe-t-il si mon client refuse ma facture à tort ?

Un refus met fin à la facture : il faut en émettre une nouvelle. C'est pour cette raison que la norme réserve le refus à trois cas et renvoie tout désaccord sur le contenu au statut « En litige », qui laisse la facture en vigueur.

Est-ce que la TVA sera pré-remplie grâce à la réforme ?

Pas avant 2028 au minimum, selon l'AIFE. Ne construisez aucun processus sur cette promesse : elle n'a aucun effet sur vos échéances de 2026 et 2027.

Le calendrier peut-il encore bouger ?

Il a déjà bougé plusieurs fois, et la prudence consiste à ne pas parier dessus. Les dates de ce guide sont celles en vigueur, portées par la loi de finances 2024 et confirmées par la loi de finances 2026. Un report éventuel ne rendrait inutile aucun des chantiers listés ici.

Sources

  • Loi de finances pour 2024, article 91 (calendrier de la réforme).
  • Loi de finances pour 2026, n° 2026-103 du 19 février 2026 (sanctions, droit à l'erreur).
  • Spécifications externes de la facturation électronique publiées par l'AIFE sur impots.gouv.fr, version 3.2 du 30 avril 2026, sous Licence Ouverte Etalab 2.0.
  • Normes AFNOR XP Z12-012, XP Z12-013 et XP Z12-014 (formats, cas d'usage, statuts du cycle de vie).
  • Liste officielle des Plateformes Agréées immatriculées par la DGFiP, suivie quotidiennement.
  • Norme européenne EN 16931 et jeu de règles françaises CTC-FR (artefact FNFE-MPE).

Contenu informatif, qui ne remplace ni les règles de votre Plateforme Agréée ni l'avis de votre expert-comptable. Dernière revue : 6 août 2026.

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Facture électronique : le guide complet 2026-2027, https://www.cabinetdigital.fr/facture-electronique/